Water is one of the fastest growing assets that Nestlé has

The poorest pay the most for clean drinking water. A top profit for Nestlé.

"Water must be our top priority" - Peter Brabeck, Chairman of Nestlé

Nestlé Chairman Peter Brabeck is leaving the human rights forum Lucerne

The wells have dried up next to Nestlé's Sheikupura factory in Pakistan

Pure Life is one of Nestlés top brands

"Nestlé is a predator, a water hunter." - Maude Barlow

Nestlé pays $10 for a tanker load of water. Once bottled in PET, Nestlé charges $50,000.

Closed gates for Investigator Res Gehriger. For Nestlé it is "the wrong film at the wrong time".

le film

Le sujet

 

tl_files/images/the_fear/bl_nigeria_market_1.jpgA une époque où le nombre d’habitants sur la planète grimpe en flèche, l’eau potable devient de plus en plus une denrée rare. «Bottled Life» se penche sur le florissant marché de l’eau en bouteille en se concentrant sur le numéro un de la branche: la multinationale suisse Nestlé.

Nestlé possède plus de 70 marques d’eau disséminées partout dans le monde. Parmi les plus connues figurent Perrier, San Pellegrino et Vittel, de même que la marque Henniez pour ce qui est de la Suisse.

tl_files/images/investigator/bl_res_office_atnight.jpgUniquement avec l’eau en bouteille, Nestlé brasse quelque 10 milliards de francs par année. L’eau reste pourtant un domaine sur lequel Nestlé n’aime pas s’étendre. C’est ce que le journaliste suisse Res Gehriger apprend à ses dépens. Les dirigeants de Nestlé refusent d’accorder des interviews. Mais Gehriger ne baisse pas les bras. Il entreprend un voyage d’investigation au cours duquel il apprendra à quel point le commerce de l’eau peut être source de conflits.

 

La guerre de l’eau aux Etats-Unis

Pour pouvoir vendre de l’eau, il faut tout d’abord en posséder. Dans de nombreuses contrées des USA, le marché débouché le plus important de Nestlé dans le domaine de l’eau, c’est la loi du plus fort qui prédomine : celui qui possède ou gère des terres a le droit d’y pomper toute l’eau qu’il veut – sans se soucier de son voisin.

Dans l’Etat fédéral du Maine, Nestlé a acheté toute une foule de terrains riches en sources. C’est là que la tl_files/images/investigator/bl_res_in_hollis.jpgmultinationale puise annuellement plusieurs millions de mètres cubes d’eau et les achemine vers ses entreprises de mise en bouteille, entraînant tout un cortège de camions citernes. Dans les communes de Fryeburg, Newfield et Shapleigh, le journaliste suisse apprend comment Nestlé se bat contre la résistance des habitants à l’égard de ce pompage intempestif de leur eau: avec une armée d’avocats, de lobbyistes et de conseillers en relations publiques.

 

La stratégie d’expansion de Nestlé

«Bottled Life» met en lumière la stratégie d’expansion de Nestlé dans le domaine du marché globalisé de l’eau. Alors qu’aux USA et en Europe, la multinationale vend avant tout de l’eau de source assortie d’une appellation d’origine, elle applique un concept bien différent dans les pays émergeants et en voie de développement : dans ces régions, il existe «Nestlé Pure Life», de l’eau souterraine purifiée et enrichie grâce à un habile mélange de minéraux dont Nestlé a la recette.

tl_files/images/brabeck/bl_brabeck_close_3.jpgA l’origine, Pure Life est une idée de Peter Brabeck. Le fin stratège de Nestlé a lancé le produit en 1998.

Aujourd’hui déjà, Pure Life est la marque d’eau en bouteille la plus vendue à travers le monde.

 

Le Pakistan comme marché-pilote de Nestlé

Gehriger se rend au Pakistan, qui a servi de marché-pilote à Nestlé. Alors que la multinationale lui refuse tout accès au centre de production de Pure Life, il apprend à connaître la situation des gens qui vivent à proximité des enceintes de la grande fabrique de Sheikupura, près de Lahore. Ici, le niveau de la nappe phréatique s’est rapidement abaissé, et l’eau des puits qu’utilisent les habitants est devenue un nauséabond bouillon de culture.

tl_files/images/the_fear/bl_pakistani_drinking_purelife.jpg«Nestlé Pure Life» est un astucieux modèle commercial, surtout dans les pays du Sud. Là où les systèmes d’approvisionnement en eau s’essoufflent, l’eau en bouteille constitue une alternative sûre, même si elle est coûteuse.

Par exemple à Lagos, la mégalopole du Nigéria, l’eau vaut son pesant d’or. Le film montre qu’ici déjà, la réalité dépasse la fiction : dans cette ville africaine, l’eau est devenue un bien de consommation qui a son prix pour tout le monde. Dans les bidonvilles de Lagos, les familles consacrent la moitié de leur budget à acheter de l’eau en barriques. De leur côté, les classes privilégiées boivent Pure Life.

 

L’idéalisation de l’eau en bouteille

Nestlé attache une grande importance à sa réputation. Lorsqu’il s’agit de l’eau, c’est avant tout à Peter Brabeck que la multinationale doit sont image. En tant que CEO déjà, mais plus encore depuis qu’il a passé président en 2005, il a développé une stratégique de communication qui s‘aide d’abord de la notion «Corporate Social Responsibility» (responsabilité sociale de l’entreprise) et plus tard de la notiion «Creating Shared Value» (création de valeurs partagées). Est-ce là vraiment la philosophie de l’entreprise ? En soulevant cette question, Gehriger tombe de haut. Tout ce qui lui reste à la fin, c’est l’image d’une multinationale qui s’approprie le droit sur des sources partout à travers le monde à seule fin d’avoir la main sur le commerce de l’eau dans les années à venir.

10 choses à savoir
  1. Stratégiquement parlant, l’eau en bouteille fait partie des domaines majeurs de Nestlé. Aujourd’hui déjà, Nestlé fait avec l’eau en bouteille un dixième de son chiffre d’affaires global, lequel s’élève à 110 milliards de francs suisses.
  2. Nestlé est devenu le leader du marché de l’eau en bouteille en adoptant une politique d’acquisition, rachetant notamment des marques telles que Vittel et Perrier.
  3. Nestlé acquiert constamment les droits sur des sources et des nappes phréatiques, ceci afin de satisfaire la demande croissante pour de l’eau en bouteille, une demande que l’entreprise a créée elle-même.
  4. Dans de nombreux Etats, les dispositions légales au sujet des droits sur l’eau sont vétustes. Nestlé profite de cet état de fait, non seulement dans le Tiers-monde, mais aussi aux USA et dans d’autres pays occidentaux.
  5. Nestlé utilise ses moyens financiers et politiques pour s’opposer aux efforts de communautés locales qui veulent que l’eau souterraine demeure un bien public.
  6. Nestlé utilise de l’eau pour fabriquer de l’eau.
  7. Nestlé propage l’eau en bouteille à grands coups de campagnes marketing et publicitaires. Nestlé affaiblit ainsi la conscience des gens à l’égard de la nécessité de garantir une alimentation en eau publique et efficace.
  8. Nestlé s’affiche en bienfaiteur – à travers une foule de dons et d’actions à l’échelle locale mais aussi en déclarant que les mesures de rationalisation dans la production et la distribution de l’eau en bouteille sont durables à long terme.
  9. Avec l’eau en bouteille, Nestlé crée des dépendances – justement là où les systèmes d’approvisionnement en eau potable s’écroulent, principalement dans le Tiers-monde.
  10. Le commerce de Nestlé avec l’eau n’est pas simplement un commerce comme les autres, c’est un commerce avec une matière première absolument indispensable à la survie des habitants de la planète.
Qu’est-ce que l’eau en bouteille?

Voici, à titre d’aide, une brève explication au sujet d’une question assez compliquée :

 

 

1. Eau minérale naturelle
C’est une eau provenant d’une source géographiquement bien délimitée et répondant à certaines normes légales en termes de minéralisation. Par exemple, Perrier ou Vittel.

2. Eau de source/spring water
Aux USA, c’est une eau mise en bouteille qui peut être le fruit d’un mélange d’eaux provenant de différentes sources. Elle n’est cependant pas considérée comme une eau minérale classique. Dans notre film, c’est par exemple l’eau Poland Spring.
Dans l’UE, l’eau dite de source doit être mise en bouteille directement à la source, mais ses caractéristiques en termes de minéralisation naturelle sont moins contraignantes que celles de l’eau minérale naturelle.

3. Eau de table
C’est une eau généralement pompée dans des nappes phréatiques ou directement dans des systèmes d’approvisionnement en eau. Dans notre film, il s’agit notamment de Nestlé Pure Life ou de l’eau mise en bouteille par Pepsi et Coca Cola.

NESTLÉ ET L'EAU

Le fondateur de lentreprise lance le commerce de leau dès 1843

Henri Nestlé, inventeur du lait en poudre pour bébés, crée une fabrique d’eau à Vevey en 1843. Il y transforme de l’eau d’une conduite en «eau minérale» qu’il vend dans les restaurants de la région. A la retraite, il acquiert une source à Glion, sa commune de résidence, non loin de Vevey. Il utilise l’eau pour alimenter sa propriété et son vaste jardin. Le surplus est acheminé au village pour la population.

 

Nestlé fait son shopping: de Vittel à Perrier et San Pellegrino

tl_files/images/business/bl_supermarket_1.jpgEn 1969, Nestlé acquiert des parts dans la Société Générale des Eaux Minérales de Vittel. L’entreprise met ainsi le pied dans l’industrie de l’eau en bouteille. Perrier, leader mondial du secteur, débarque sur le marché américain en 1976. Là, Nestlé est responsable de la distribution de la fameuse bouteille ventrue et observe son succès auprès du jeune public citadin.

L’eau en bouteille s'impose peu à peu comme une alternative aux boissons sucrées telles que Coca Cola et Pepsi – comme une boisson désaltérante sans calories, parfaitement en adéquation avec la tendance naissante de l’alimentation saine. Les ventes progressent et le secteur se développe à vive allure.

En1989, le président du conseil d'administration Helmut Maucher et le directeur du marketing Peter Brabeck décident de miser radicalement sur l’eau. Nestlé entend devenir numéro 1 et amorce le rachat de Perrier. Après une lutte d'acquisition sans merci, les Français rendent les armes en 1992. Avec la reprise de Perrier, de nombreuses marques régionales américaines, dont le très important Poland Spring, tombent automatiquement dans l'escarcelle de Nestlé.

 

San Pellegrino connaît à peu près le même sort que Perrier. Nestlé met la main sur la marque italienne de prestige en 1997.

 

Une eau pour toute la planète Pure Life

tl_files/images/business/bl_purlife_machine.jpgVittel, Perrier et San Pellegrino sont des eaux minérales issues d’une source régionale définie.

Poland Spring et d’autres marques américaines, désignées comme eau de source naturelle (natural spring water), proviennent en fait de différentes «sources», souvent très éloignées l’une de l’autre.

Les marques d’eau minérale et de source visent principalement les consommateurs des classes supérieures ou la classe moyenne large des pays occidentaux.

En 1997, Nestlé concocte un produit à base d'eau souterraine filtrée, additionnée d’un mélange spécial de sels minéraux. L’avantage: cette eau peut être produite partout dans le monde et possède en outre partout le même goût. On la baptise Nestlé Pure Life. Nestlé lorgne sur un nouveau marché d’envergure, les consommateurs des pays émergents et du tiers monde. Quelque dix ans après, Nestlé Pure Life est l’eau en bouteille la plus vendue au monde.

Nestlé - nos questions

La thématique de "Bottled Life" aboutit à des questions essentielles liées à l’eau. A qui appartiennent les sources ou les nappes phréatiques ? Qui a le droit de les exploiter ? A quel prix ?

 

La thématique du film soulève toutefois aussi des questions très concrètes. Voici la liste de questions que nous avons soumise à Nestlé (original en allemand) :

 

 

 

Nestlés Engagement in Aethiopien

Nestlé hat am 11. Oktober 2007 das Video "Saving Lives Through Clean Water" auf die Website der Firma  gestellt. In diesem Video thematisiert Nestlé das firmeneigene Engagment für die Wasserversorgung eines Flüchtlingslagers im östlichen Äthiopien. Peter Brabeck sagt im Video: "Our aim is to make sure that the water system can keep functioning over the long term. So that the people of the region, and there children, will  have access to clean water for many years in the future."

Gemäss den Informationen von DokLab hat sich Nestlé nach 2004 weder finanziell noch personell weiter für das Projekt in Äthiopien engagiert. In verschiedenen Publikationen der letzten Jahre hat das UNHCR darauf aufmerksam gemacht, dass die Flüchtlinge im Lager Kebribeyah zeitweise weniger als die Minimalmenge von 20 Litern Wasser pro Person und Tag erhalten.

 

  • Frage 1
    Warum hat Nestlé noch im Jahr 2007 das oben genannte Video zur Hilfsaktion im Flüchtlingslager Kebribeyah ins Netz gestellt, zu einem Zeitpunkt, als das Nestlé-Engagement bereits beendet war?

  • Frage 2
    Peter Brabeck sagt im Video, es sei Nestlés Ziel, dass das Wassersystem in Kebribeyah langfristig funktioniere. Was unternimmt Nestlé, um dieses Ziel zu erreichen? Wie ist diese Aussage des Nestlé-Präsidenten zu verstehen?

    Pakistan und Nestlé Pure Life
    Im Rahmen der Filmarbeiten hat DokLab unweit der Millionenstadt Lahore die Region Sheikhupura und die Umgebung der dort ansässigen Nestlé-Produktionsanlagen besucht. In Sheikhupura stellt Nestlé u.a. das Flaschenwasser Nestlé Pure Life her.

  • Frage 3
    Was sagt Nestlé zum Vorwurf, die Fabrik Sheikhupura sei verantwortlich für die Absenkung des Grundwasserspiegels rund um das Dorf Bhati Dilwan, die zum Austrocknen mehrerer Brunnen in der Umgebung des Firmengeländes geführt habe?

  • Frage 4
    Rund 200 Personen aus Bhati Dilwan haben sich mit einer Petition an Nestlé gewandt, in der sie um Zugang zum Wasser bitten, das Nestlé mit seinem Tiefbrunnen fördert. Nestlé ist offenbar nicht auf diese Bitte eingegangen. Warum nicht?

  • Frage 5
    Nestlé hat im Zusammenhang mit der Erweiterung der Pure-Life-Produktion in Sheikhupura eine Umweltverträglichkeitsprüfung erstellt. Gemäss Fakhar Syed von Nestlé Pakistan behandelt dieser Bericht auch Fragen rund um die Auswirkungen der Wasserentnahme auf den Grundwasserspiegel. Weshalb hat Nestlé diese Studie nie publiziert? Weshalb hat Herr Syed von Nestlé auf die wiederholte telefonische und schriftliche Nachfrage von DokLab betreffend Umweltverträglichkeitsprüfung nicht reagiert?

  • Frage 6
    Laut Aussagen von Peter Brabeck ist es Nestlés Geschäftspolitik, die Marke Pure Life nicht weiter als 200 Kilometer zu transportieren, um Transportkosten niedrig zu halten, und um den ökologischen Fussabdruck zu vermindern. Nestlé exportiert Pure Life aus Pakistan aber bis nach Afghanistan. Wie erklärt Nestlé diesen Widerspruch?
Une sacrée prestation

Au cours du week-end du 29 janvier, le président du conseil d’administration de Nestlé Peter Brabeck s’est longuement exprimé dans Le Temps, la Basler Zeitung et le Sonntagsblick au sujet du film « Bottled Life ». Sans pour autant l’avoir vu.

 

Les réponses de Peter Brabeck dans les médias sont d’ordre général, et connues depuis longtemps déjà. Brabeck revient sur des déclarations que l’on trouve aussi dans le film. Par exemple que Nestlé Waters n’utilise que 0,0009 % de l’ensemble de l’eau douce consommé sur la planète. C’est possible. Mais pour les régions concernées, cela représente des quantités gigantesques : presque 4 milliards de litres par année uniquement dans l’Etat du Maine aux Etats-Unis, et environ autant dans la province aride du Pendjab au Pakistan. Dans ces régions, la quantité globale de l'eau que Nestlé pompe à travers le monde n’intéresse personne.

Le président de Nestlé ne dit absolument rien à propos des faits évoqués dans le film.

  • Pas un mot sur le combat de Nestlé pour acquérir des sources aux USA. Nestlé produit de l’eau en bouteille dans quinze Etats fédéraux et domine le marché. Dans nombre de ces Etats, la multinationale exerce une pression sur de petites communes et des groupes de citoyens, de la Californie au Maine, en passant par le Colorado, le Wisconsin et le Michigan. Nestlé n’hésite pas à passer par toutes les instances juridiques pour se frayer un chemin vers les sources d’eau. Conjointement, Nestlé prétend être un bon partenaire local.

 

  • Pas un mot sur les déclarations trompeuses que Peter Brabeck publie sur le site Internet de Nestlé. Exemple : Nestlé a terminé son engagement humanitaire dans un camp de réfugiés dans l’Est de l’Ethiopie en 2005. Depuis le départ de Nestlé, l’entretien de l’installation s’avère difficile et les réfugiés souffrent parfois d’une pénurie d’eau. En 2007, Nestlé a téléchargé sur son site Internet une vidéo de propagande dans laquelle Peter Brabeck parle d’un engagement à long terme en Ethiopie : « …Afin que les habitants de cette région aient accès à de l’eau propres pour de nombreuses années encore. » C’est ici une notion de long terme qui s’est littéralement volatilisée dans cette région aride.
  • Pas un mot sur le fait que Nestlé a ignoré une pétition sur l’eau déposée par des habitants résidant à deux pas de la fabrique de Sheikhupura au Pakistan. Dans cette pétition, les habitants du village demandaient d’avoir accès à l’eau propre que la fabrique de Nestlé puise par millions de litres dans des nappes phréatiques à une profondeur de 100 metres. Dans une région notamment semi-aride.
    Nestlé vend cette eau dans de nombreuses régions du Pakistan et en livre même en Afghanistan.
  • Pas un mot sur l’étude de l’impact sur l’environnement que Nestlé a dû faire lorsque sa fabrique de Sheikhupura a décidé d’augmenter sa production d’eau en bouteille. Que ressort-il de cette étude ?

Vous trouverez ici nos questions concrètes à Nestlé (en allemand).

Encore quelques mots à titre de conclusion provisoire. Dans le SonntagsBlick du 29 janvier, Peter Brabeck affirme : «Je n’ai jamais dit que l’eau devait avoir un prix.»
Dans la NZZ du 23 mars 2008, Brabeck dit en revanche le contraire : «L’eau doit avoir un prix.»
Que faut-il croire à présent ?

Si l’eau avait un prix, on en économiserait plus. C’était en substance le message de Brabeck à l’époque. Aujourd’hui, cette déclaration lui est apparemment devenue désagréable à l’oreille. Car «Bottled Life» démontre comment Nestlé profite du fait que l’eau n’a pas de prix. Par exemple dans le Maine où Nestlé Waters pompe de l’eau gratuitement ou presque, pour la mettre en bouteille et la vendre à prix d’or sur toute la côte Est des Etats-Unis.
L’eau a besoin d’avoir un prix, c’est aussi ce que Brabeck écrit dans son propre exposé pour le Corporate Social Responsibility Report 2011 sous le titre «A New Role for the Private Sector».

Urs Schnell, réalisateur et producteur

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Director URS SCHNELL

Investigation RES GEHRIGER

Director of Photography LAURENT STOOP

Editor SYLVIA SEUBOTH-RADTKE

Creative Director DODO HUNZIKER

Script URS SCHNELL/RES GEHRIGER

Narration written by RES GEHRIGER/MARTIN WITZ

Voice of German Narration HANSPETER MÜLLER-DROSSAART

Voice of English Narration TREVOR J. ROLING

Music IVO UBEZIO

Sound Design BJÖRN WIESE

Sound Editing & Mix MANUEL FISCHER

Colourist PETER PFANNER

Musicians RICCARDO PARRINO/THOMAS AESCHBACHER/OLI KUSTER

Pakistani Chant MATT HILL/MANICKAM YOGESWARAN

Direct Sound Recording DO2

Music Mix BEN MÜHLETHALER

Narration Recording DAVID BOLLINGER/WOLFGANG SCHUBERT/FLO GOETZE/ PETER VON SIEBENTHAL

Production Manager MAX KARLSSON/METTE GUNNAR

Production Assistant MANUEL UEBERSAX

Location Manager New York DENISE LANGENEGGER

Location Manager Addis Abeba FIREW AYELE

Location Manager Lagos OJI CHUKWUEMEKA RODERICK

Location Manager Lahore MICHAEL KASHIF/SAMUEL ASIF

Helicopter Camera SAMUEL GYGER

 

Additional Camera

PIERRE REISCHER

M. YOUSAF AWAN

SIMON HUBER BRUNO

ZEMP JULIEN CASSEZ

MALCOLM HUTCHESON

 

Translation German-French PIERRE SOLTERMANN/LAURENCE STRASSER

Translation German-English COLIN FARMER

Translation Punjabi M. AYYUB KULLA

Translation Egun DAVIES FALEYE/MATHEW

Translation Igbo FRED PRAISE ABIMBOLA

Translation Somali INTER TRANSLATIONS SA

 

Producer

URS SCHNELL

CHRISTIAN DREWING

DODO HUNZIKER

 

Co-Producer

SCHWEIZER FERNSEHEN SRF – URS AUGSTBURGER

SRG-SSR PACTE – URS FITZE/ALBERTO CHOLLET

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Public Funding BERNER FILMFÖRDERUNG, KANTON BERN

BERNER FILMFÖRDERUNG, STADT BERN

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Legal Advisor RUDOLF MAYR VON BALDEGG

 

 

Cast

PETER BRABECK

RES GEHRIGER

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BEKELE NEGASH

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